Les villes moyennes rurales profitent toujours de la crise

Selon une étude de France Stratégie, les petites villes et communes rurales constatent une amélioration de leur situation, bien que la hausse des prix de l'immobilier y reste inférieure à la moyenne nationale.

 

Contrairement à une idée répandue, la pandémie de Covid-19 n'a pas entraîné un exode massif des urbains vers les zones rurales, mais plutôt un ralentissement de l'activité dans les centres des grandes métropoles. En revanche, les périphéries urbaines et les villes de taille moyenne progressent, révèle une étude de France Stratégie publiée mercredi. Les auteurs soulignent que "les indicateurs montrent des signes de ralentissement dans les pôles des métropoles, tandis que d'autres territoires, en particulier les couronnes des métropoles et les villes moyennes, affichent des taux de croissance supérieurs à la moyenne nationale".

 

Les petites villes et communes rurales connaissent une amélioration de leur situation, même si la hausse des prix de l'immobilier y est moins prononcée que la moyenne nationale. Pour cette étude, faute de données récentes issues du recensement, les chercheurs se sont basés sur l'analyse des inscriptions scolaires de la maternelle au lycée, ainsi que sur l'évolution des prix de l'immobilier.

 

Bien que l'hypothèse d'un exode massif des métropoles vers les zones rurales soit invalidée, les auteurs constatent des mouvements significatifs depuis certains pôles métropolitains vers des villes proches ou plus éloignées. Ce phénomène semble correspondre à une accentuation de processus plus anciens de "desserrement" des métropoles et de renouveau rural.

 

L'analyse des indicateurs met en évidence deux groupes de territoires : d'une part, les couronnes des villes moyennes et des métropoles (à l'exception de Paris) qui affichent tous des résultats positifs, et d'autre part, les pôles de toutes les métropoles qui enregistrent tous des résultats négatifs.

 

En ce qui concerne l'emploi, on observe un renversement net de tendance dans les plus petites villes, qui étaient auparavant touchées par des destructions d'emplois avant la crise du Covid. Sur le plan géographique, une carte montre qu'il n'y a pas d'effets régionaux apparents en termes d'attractivité territoriale, avec des évolutions positives ou négatives réparties de manière équitable sur tout le territoire français.


Articles similaires

Derniers articles

CAC 40 : des bénéfices qui fondent, une Bourse qui s’envole

CAC 40 : des bénéfices qui fondent, une Bourse qui s’envole

30 Juin 2026

EY publie la 20ᵉ édition de son Profil financier du CAC 40, qui radiographie les comptes 2025 des quarante plus grandes capitalisations françaises. Le table...

Or : faut-il profiter de la correction pour entrer ?

Or : faut-il profiter de la correction pour entrer ?

30 Juin 2026

Après des mois d’envolée, le métal jaune a perdu 28 % depuis son pic de janvier et l’once est repassée sous les 4 000 dollars. De quoi réveiller la tentatio...

L’épargne solidaire franchit 34 milliards : record de croissance, poids encore minuscule

L’épargne solidaire franchit 34 milliards : record de croissance, poids encore minuscule

30 Juin 2026

L’encours de l’épargne solidaire atteint 34 milliards d’euros fin 2025, en hausse de 15 % sur un an, sa plus forte progression depuis 2021, selon la 24ᵉ édi...

Catégories